Aller au contenu

Présentation EuroBasket 2022

 

La 41ème édition du championnat d’Europe de Basketball se tiendra du 1er au 18 septembre et mettra aux prises 24 équipes pour un total de 76 matchs répartis dans 4 pays différents (Allemagne / Italie / Géorgie / République Tchèque)

 

 

Le format

 

Quatre groupes de six équipes. Les 5ème et 6ème sont éliminées.

Les seize équipes restantes s’affrontent en huitième de finale où le groupe A croise avec le groupe B (1er vs 4ème, 2ème vs 3ème), et le C avec le D.

 

 

La phase de poule

 

Groupe A (Tblilisi, Géorgie)

 

La poule la plus homogène même si l’Espagne et la Turquie semblent les mieux armées et la Bulgarie un cran en-dessous. La Géorgie, la Belgique et le Monténégro devraient être à la lutte pour le Top 4.

 

Groupe B (Cologne, Allemagne)

 

C’est sans doute la poule la plus relevée avec la Slovénie (champion d’Europe en titre), et la France (vice-champion Olympique), mais aussi la Lituanie (vice-champion d’Europe 2013 et 2015) et l’Allemagne pays hôte. La Bosnie-Herzégovine et la Hongrie auraient préféré meilleur tirage.

 

Groupe C (Milan, Italie)

 

Une poule scindée en deux avec trois équipes qui apparaissent un cran au-dessus, la Grèce, l’Italie et la Croatie. Les trois autres semblent plus limitées, il s’agit de l’Ukraine, l’Estonie, et la Grande-Bretagne.

 

Groupe D (Prague, République Tchèque)

 

La poule la moins relevée avec la Serbie en tête d’affiche et derrière trois places pour cinq équipes (Pays-Bas, Pologne, Finlande, République Tchèque, Israël).

 

 

 

Ma projection pour la phase éliminatoire

 

(Berlin, Allemagne)

 

Si je devais établir une hiérarchie pour ce championnat d’Europe, je la scinderais en quatre catégories :

 

Les équipes pour qui sortir de la phase de poule (à savoir finir dans le Top 4) serait une réussite :

Bulgarie (groupe A) : deux joueurs tiennent la sélection à bout de bras, Sasha Vezenkov (Olympiacos) et le naturalisé Dee Bost vainqueur de l’Eurocup avec Monaco en 2021.

Hongrie (groupe B) : l’un des petits poucets, encore plus dans la poule la plus relevée. Adam Hanga (Real Madrid) en leader.

Bosnie-Herzégovine (groupe B) : une préparation perturbée par des soucis financiers. Sa participation a été incertaine jusqu’à mi-août. Dans la poule la plus relevée ça s’annonce compliqué, mais n’a rien à perdre et possède des joueurs de talent comme le pivot Jusuf Nurkic (Portland Blazers), l’ailier Dzanan Musa (MVP de la Ligue Endesa), ou encore le meneur naturalisé John Roberson et l’intérieur Miralem Halilovic bien connus du championnat de France.

Estonie (groupe C) : Maik Kotsar recruté par Baskonia et Janari Joesaar (Bayreuth) sont les deux joueurs les mieux référencés en Europe. A une chance de se qualifier avec l’Ukraine et la Grande-Bretagne qui sont abordables.

-Ukraine (groupe C) : sans tenir compte du contexte extra sportif, a une chance de se qualifier avec l’Estonie et la Grande-Bretagne qui sont abordables. Alex Len (570 matchs NBA), Sviatoslav Mykhailiuk (220 matchs NBA) et Artem Pustovyi (7 saisons en Liga Endesa) sont les leaders de la sélection.

-Grande-Bretagne (groupe C) : Myles Hesson (6 saisons en championnat de France), Ovie Soko (3 saisons en Liga Endesa, vu au Mans en 2020/2021) et Luke Nelson (vu au Portel en 2021/2022) sont les joueurs les mieux référencés en Europe. A une chance de se qualifier avec l’Estonie et l’Ukraine qui sont abordables.

-Pays-Bas (groupe D) : pas de « top joueur ». Va devoir s’en remettre au collectif et à la combativité. Est dans un groupe pas si relevé donc l’espoir demeure.

 

Les équipes pour qui sortir de la phase de poule (à savoir finir dans le Top 4) est un minimum :

Géorgie (groupe A) : Possède l’avantage du terrain, mais son leader Tornike Shengelia (Virtus Bologne) s’est blessé le 24 août et manquera la compétition ! Goga Bitadze (Indiana Pacers), Giorgi Shermadini (Tenerife), et le naturalisé Thaddeus McFadden (Murcia) auront beaucoup de responsabilités.

-Monténégro (groupe A) : Nikola Vucevic (Chicago Bulls) est absent, mais il reste de bons joueurs comme Bojan Dubljevic (Valencia), ou le naturalisé Kendrick Perry (Cedevita). A battu la France le 1er juillet lors des qualifications à la Coupe du Monde 2023.

Belgique (groupe A) : a une carte à jouer dans une poule relativement homogène. Plusieurs joueurs ont l’expérience du haut niveau européen (Ismael Bako, Quentin Serron, Hans Vanwijn, Retin Obasohan).

Allemagne (groupe B) : des absences majeures (Maxi Kleber, Moritz Wagner, Tibor Pleiss, Isaiah Hartenstein) mais il reste des joueurs de qualité, Dennis Schroder (14,2 points en 621 matchs NBA) en tête. Possède l’avantage du terrain.

Italie (groupe C) : quatre joueurs référencés en Euroleague (Nicolo Melli, Simone Fontecchio, Achille Polonara, Luigi Datome), mais le gros bémol est l’absence de dernière minute du leader Danilo Gallinari, touché au genou.

Croatie (groupe C) : souvent décevante ces dernières années mais qui possède un vivier de joueurs talentueux, comme ceux évoluant en NBA (Bojan Bogdanovic, Dario Saric, Ivica Zubac), ou en Euroleague (Mario Hezonja, Krunoslav Simon). Le tout renforcé par la naturalisation de Jaleen Smith (ALBA Berlin).

-Pologne (groupe D) : a une carte à jouer dans une poule très ouverte derrière la Serbie. Mateusz Ponitka est le leader mais des tensions sont apparues au sein du groupe et notamment avec son frère Marcel finalement non retenu.

Israël (groupe D) : a une carte à jouer dans une poule très ouverte derrière la Serbie. Deni Avdija est apparu en progrès avec les Washington Wizards, et pas mal de joueurs connaissent l’Euroleague ou l’Eurocup, notamment Yovel Zoosman, John Di Bartolomeo, Jake Cohen, Tomer Ginat, Yam Madar, Gal Mekel.

République Tchèque (groupe D) : est dans une poule très ouverte derrière la Serbie et bénéficie de l’avantage du terrain. Jan Vesely (3 saisons NBA et 8 en Euroleague) en leader.

-Finlande (groupe D) : le sélectionneur est le coach de la SIG Strasbourg (Lasi Tuovi) qui peut compter sur Lauri Markkanen (15,4 points de moyenne en 282 matchs NBA) et aussi deux joueurs de Liga Endesa Sasu Salin (Tenerife) et Elias Valtonen (Manresa). Arrive en confiance après une qualification historique pour la Coupe du Monde 2023.

 

Les équipes pour qui décrocher une médaille serait une réussite :

Espagne (groupe A) : un nouveau cycle pour la « Roja » avec les frères Hernangomez en fer de lance. La naturalisation de Lorenzo Brown devrait faire du bien à la mène en l’absence de Ricky Rubio.

Turquie (groupe A) : trois joueurs « NBA » (Cedi Osman, Furkan Korkmaz, Alperen Sengun) et le naturalisé Shane Larkin double vainqueur de l’Euroleague avec l’Anadolu Efes Istanbul qui retrouve son coach en club (Ergin Ataman).

Lituanie (groupe B) : un joli duo d’intérieurs avec Jonas Valanciunas (New-Orleans Pelicans) et Domantas Sabonis (Sacramento Kings) entourés par un troisième joueur « NBA » Ignas Brazdeikis et plusieurs d’Euroleague (Rokas Giedraitis, Marius Grigonis, Lukas Lekavicius, Rokas Jokubaitis).

Grèce (groupe C) : emmenée par le double MVP NBA Giannis Antetokounmpo (Milwaukee Bucks), qui sera épaulé par des joueurs expérimentés (Nick Calathes, Kostas Sloukas, Kostas Papanikolaou) et coaché par une pointure en Europe (Dimitris Itoudis, double vainqueur de l’Euroleague avec le CSKA Moscou). Sans oublier la naturalisation de Tyler Dorsey qui sort d’une belle saison avec l’Olympiacos.

 

Les équipes qui visent le titre :

Slovénie (groupe B) : champion en 2017 avec un Luka Doncic qui a énormément progressé depuis. Les autres leaders sont toujours présents, et notamment Goran Dragic de retour en sélection.

France (groupe B) : même si Nicolas Batum et Nando De Colo sont absents, l’ossature de l’équipe vice-championne olympique est présente (Evan Fournier, Rudy Gobert, Thomas Heurtel, Vincent Poirier, Guerschon Yabusele, Timothé Luwawu-Cabarrot). Elie Okobo qui a passé un cap cette saison (MVP de la finale de Betclic Élite) peut jouer un rôle de joker en sortie de banc.

Serbie (groupe D) : portée par le double MVP NBA en titre (Nikola Jokic) et avec beaucoup de polyvalence que ce soit le MVP du Final Four de l’Euroleague (Vasilije Micic), un spécialiste du rebond (Nikola Milutinov), des scoreurs (Nemanja Nedovic, Marko Guduric) ou des couteaux suisses capables de se sacrifier pour le bien du collectif (Vladimir Lucic, Nikola Kalinic).

Étiquettes: